L’histoire de l’OIT

L’OIT est un peu dans une crise mais elle reste optimiste.

L’OIT, la grande dame du système onusien

  • Depuis, 1919, son mandat de paix et justice sociale n’a pas changé.
  • Objectif : « le travail n’est pas une marchandise » - établir un régime de travail humain qui protège le travailleur et contribue au bien commun.
  • Moyen : la coopération tripartite (gouvernements, employeurs et travailleurs) à l’échelle locale, régionale et internationale.
  • Elle a une capacité de résistance et adaptation.
  • Influence géopolitique est importante pour réussir.
  • Albert Thomas, Franceà 1er directeur de l’OIT.
  • Bureau d’OIT.
    • Secrétariat permanent quoi.
  • Conférence annuelle.
    • Questions sociales majeures, budget…
  • Commission d’administration.
    • Organe triparti, élit le directeur général du bureau et fixe les politiques.

Activités de l’OIT : une grande continuité

  • 3 activités qui n’ont pas changé.
  • Normes internationales du travail et autres instruments (191 conventions en 1015), adoptées par la Conférence internationale du Travail.
    • Ratification est importante pour première étape.
    • Mais si pays n’a pas ratifie c’est une idée pour les pays.
  • Coopération technique (ou pour le développement) – aider les pays membres à mettre en œuvre les normes.
  • Recherche et statistiques : collecter, analyser et comparer les données relatives au monde du travail. But : informer le débat académique et politique (Revue internationale du Travail depuis 1921).
    • Problèmes au début : chômage etc.
    • Grand Problème maintenant pour le département de recherche : intelligence artificielle.

Les racines de l’OIT : industrialisation et question sociale

  • Conditions de travail inhumaines : travail des enfants, absence de protection en cas de perte de revenu (maladie, accident, vieillesse, grossesse), travailleurs sans droits, travail dangereux pour la santé, salaires insuffisants.

Un capitalisme au visage humain? La réforme sociale

  • Acteurs : politiciens, chercheurs, médecins, hommes d’église, entrepreneurs philanthropes (Daniel le Grand), sources chrétiennes…
  • Motifs :
    • Améliorer la situation des travailleurs.
    • Prévenir des révoltes sociales et de grèves.
    • Convictions humanitaires (travail des enfants).
  • Première loi du travail les heures de travail par jour/travail des enfants- réduire les heures.
  • Moyen : législation du travail.
    • Les employeurs sont les premiers à revendiquer une législation internationale du travail pour décourager la concurrence déloyale.
      • Parce que les employeurs veulent les mêmes conditions pour tous les autres pays (employeurs).
      • Ils veulent que tous les pays aient les mêmes règles.

Solidarité et droits pour un monde plus juste : le mouvement ouvrier

  • 19e siècle : création de partis travaillistes et les syndicats
  • Mot d’ordre : solidarité et égalité de droits.
  • Mouvement ouvrier international : internationalisme syndical, première internationale (1864-1976) et la seconde internationale socialiste (1889-1914).
  • Revendications: journée de huit heures, salaires justes, meilleures conditions de travail, liberté syndicale, droits politiques.
  • Est-ce que on doit changer le système capitaliste (finir avec le capitalisme) ou est-ce que on doit reformer le système (OIT).

L’OIT : enfant de la guerre du 14-18 et de la révolution bolchévique

  • Syndicats incontournables pour l’économie de la guerre.
  • Révolution bolchévique 1917.
  • 1918/19 : révoltes sociales partout en Europe.
  • Revendications des syndicats
    • Compensation pour l’effort de guerre, normes internationales du travail et un bureau international du travail.
  • 1919 : les vainqueurs de la guerre créent l’OIT pour stabiliser la situation politique et sociale et prévenir une révolution.

Les années 1920 : Faire connaître l’OIT

Accomplissements

  • 68 conventions adoptées (la plus grande partie en faveur du salariat industriel masculin européen).
  • Création d’un mécanisme de contrôle.
  • Expertise, recherche, statistiques (chômage).
    • Interprétation des conventions.

Défis

  • Peu de ratifications.
  • Standards inférieurs pour les travailleurs coloniaux.
  • Délégations des pays pauvres à la Conférence internationale du travail souvent incomplètes.

Crise économique et montée du fascisme : les années 1930

  • Crise économique après le crash financier de 1929 : lutte contre le chômage.
  • Montée des régimes autoritaires et fascistes, persécution des syndicats, ultra- nationalisme.
  • L’Allemagne nazi quitte l’OIT en 1934.
  • L’OIT se tourne vers l’Amérique et soutient les politiques du New Deal de Roosevelt.
  • Etats-Unis et l’URSS deviennent membres en 1934.
    • Avant c’était plus une organisation européenne.
  • L’OIT devient une organisation internationale a partir de 1934.
  • À l’époque : l’OIT essayer de créer l’emploi.

Guerre, exile et un nouvel ordre mondial

  • L’Allemagne nazi menace d’envahir la Suisse veulent dissoudre l’OIT.
  • Départ pour Montréal en 1940.
  • La majorité du personnel est suspendu et doit quitter la suisse.
  • Continuation du travail en exile : promotion des assurances sociales en Amérique latine.
  • Admission difficile à l’ONU en 1946 comme agence spécialisée.
  • Retour du BIT à Genève 1947.
  • URSS ne veut pas l’OIT.

Boom économique et progrès social

  • Croissance économique basée sur les énergies fossiles dans les pays industrialisées.
  • Plein emploi (pour les hommes) et développement de l’état sociale.
  • Syndicats puissants.
  • L’OIT machine de produire des conventions.
  • L’OIT négocie des normes du travail reflétant ce progrès et influence des droits de l’homme (normes sur le travail forcé, la discrimination, etc.).

La guerre froide : l’OIT dans un monde bipolaire

  • Compétition entre deux modèles d’état sociale d’économie.
  • L’OIT comme espace de confrontation et de rencontre (notamment après 1954).
  • Vision partagée : industrialisation, croissance, planification, productivité, améliorer le système.
  • Conflits sur la liberté syndicale, travail forcée, et la discrimination.
  • Les Etats-Unis se retirent en 1977, retour en 1980.
  • L’OIT survit à une perte de 25% de son budget.

Contrainte au changement : l’OIT et la décolonisation

  • La décolonisation démarre avec l’inde 1947.
  • Décentralisation de l’OIT : bureaux et conférences régionaux.
  • 15 pays africains deviennent membres en 1960.
    • Ils ont des claires visions de leurs revendications.
      • Revendiquent :
        • Aide au développement.
        • Plus de représentation.
        • Système de commerce équitable.
  • Pays africains n’ont pas des sièges permanentes (seulement des pays puissants).

Un nouveau défi : l’OIT devient une organisation pour le développement

  • Développement = industrialisation, emploi standard, sécurité sociale, syndicalisme.
  • Expansion de l’assistance technique.
  • Focus : formation professionnelle.
  • Recherche innovante :
    • « Découverte » de l’économie informelle et critique du modèle de développement dans les années 1970s.
    • Découverte d’économie informelle (dans Ped) et la volonté de transforme cet secteur des secteur formelle (comme dans pays développe).
  • Prix Nobel de la Paix pour l’OIT en 1968.

L’OIT face à la mondialisation néolibérale : Fin de la guerre froide

  • Accélération de globalisation néolibérale – « victoire du capitalisme » et du ‘marché total’ ?
  • Montée en puissance d’autres acteurs : OMC ; OEDC ; banque mondiale, FMI, les entreprises multinationales.
  • Financiarisation de l’économie.
  • Nouvelles puissances politiques et économiques : la Chine, l’Inde, le Brésil.
  • Mise en question de valeurs de l’OIT : solidarité, régulation de l’économie, syndicalisme et action collective.
    • Critique était violente.
  • Pays membres doivent trouver leurs solutions.

Face à la dérégulation : adopter

5 principes après longue négociation. Les normes de l’OIT: obstacles à la croissance?

  • Recentrer l’action normative sur cinq principes :
    1. Liberté d’association et la reconnaissance effective du droit de négociation collective.
    2. Élimination de toute forme de travail forcé ou obligatoire;
    3. Abolition effective du travail des enfants.
    4. Elimination de la discrimination en matière d’emploi.
    5. Un milieu de travail sûr et salubre (depuis 2022).
  • Protection sociale n’est pas couverte complètement.

L’OIT face aux crises et défis

Un bilan mixte de la globalisation néolibérale :

  • Diminution globale de la pauvreté absolue, plus d’innovation et d’investissements; mais
    • Explosion des inégalités, des emplois précaires ; désindustrialisation.
    • Destruction de l’environnement et surexploitation des ressources.
    • Essor de régimes non-démocratiques.

Les grands défis pour le monde du travail

  1. Fracture géopolitique et protectionnisme (augmente les prix et l’OIT est pour flux de travail libre).
  2. Nouvelles technologies.
  3. Protection du climat, l’environnement et la biodiversité (essayer de promouvoir des « green jobs » mais pas clair en quelle mesure c’est possible).
  4. Développement démographique (population plus vieille c’est un changement).

Le travail décent et la justice sociale : des objectifs à défendre

  • Promouvoir l’emploi productif et librement choisi.
  • Promouvoir les droits fondamentaux au travail.
  • Prendre et renforcer des mesures de protection sociale.
  • Promouvoir le dialogue social et le tripartisme, trouver de nouveaux partenaires.

Un succès récent

  • En 2024, le conseil d’administration adopte une procédure qui permet aux pays membres de calculer et de promouvoir un « salaire vital », supérieur au salaire minimum.
  • Développer un mécanisme de « salaire vital » pour les différentes situations.

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